Pas le temps pour toi ? Le problème n’est pas ton agenda
« Je n’ai pas le temps. » C’est sans doute la phrase que les femmes me disent le plus souvent. Pas le temps de se reposer, pas le temps de bouger, pas le temps de simplement respirer. Et si je te disais que le problème, ce n’est pas ton agenda ? Qu’il y a une raison bien plus profonde — et que, justement, c’est une bonne nouvelle ?
La vraie raison pour laquelle tu n’as pas de temps pour toi
Ce n’est pas ton horaire. C’est la culpabilité. Et c’est le réflexe de tout porter.
On nous a appris, à nous les femmes, que prendre soin des autres, c’est bien, c’est noble. Et que penser à soi, c’est un peu suspect — égoïste, même. Alors on se place en dernier sur sa propre liste. Tout le temps. Et quand il reste enfin une petite place dans la journée, on la remplit avec ce qui « doit » être fait, jamais avec ce qui nous ferait du bien.
Ce n’est pas un manque de temps, c’est une fuite
Alors ce n’est pas vraiment que tu manques de temps. C’est que le peu de temps que tu as, tu le donnes — automatiquement, avant même d’avoir pensé à toi. Et plus tu te vides, plus tu as l’impression de devoir compenser en en faisant encore plus. C’est un cercle qui se referme sur lui-même. Un tourbillon.
J’ai longtemps vécu ça, moi aussi
Pendant des années, moi non plus, je n’avais « pas le temps ». Mon horaire était plein à craquer, et j’en étais presque fière. Mais si je suis honnête, ce n’était pas qu’une question d’heures dans la journée.
Dès que j’avais un moment pour moi, une petite voix s’installait : « tu as mieux à faire », « occupe-toi des autres d’abord ». Alors je remplissais, encore, je me rendais indispensable. Parce que m’asseoir avec moi-même était devenu inconfortable.
Prendre du temps pour toi n’est pas égoïste
Voici ce que je veux te dire, doucement mais clairement : prendre du temps pour toi, ce n’est pas égoïste. C’est ce qui te permet de rester debout pour les autres.
Une femme épuisée ne donne pas mieux — elle donne à crédit, sur ses réserves, jusqu’à la panne. Prendre soin de toi, ce n’est pas enlever quelque chose aux gens que tu aimes. C’est t’assurer que tu seras encore là, entière, pour eux. Et pour toi.
Le temps ne se trouve pas, il se décide
Et voici le piège : si tu attends d’avoir du temps, il ne viendra jamais. Le temps ne se trouve pas — il se décide, il se réserve. Comme un rendez-vous que tu ne déplacerais pas.
Tu ne te demandes pas si tu as « le temps » d’aller à un rendez-vous important : tu y vas, parce que c’est à l’agenda. Ton moment à toi mérite exactement le même respect.
Un premier pas, cette semaine
Choisis un moment — même petit, même vingt minutes — et mets-le à ton agenda, avec un jour et une heure. Comme un vrai rendez-vous avec quelqu’un que tu aimes. Pas « quand j’aurai le temps ». Un jour. Une heure.
Et quand la culpabilité viendra — parce qu’elle viendra — rappelle-toi cette phrase : « Je prends soin de moi pour pouvoir continuer à prendre soin de ce qui compte. »
Et si tu sens que, laissée à toi-même, ce rendez-vous finirait toujours par sauter, j’ai créé quelque chose exactement pour ça : « Mon heure pour moi ». Une heure, chaque semaine, en direct avec moi — respiration, mouvement doux et méditation. Une heure déjà réservée, où tu n’as rien à organiser : juste à te présenter.
Et si tu préfères un cours plus doux, principalement sur chaise — pensé pour les corps qui ont d’autres besoins — « Mon heure douceur » t’attend aussi, avec la même tendresse.